Archive for ‘Interviews’

mars 22, 2011

Rango demain dans les salles !

 

Il débarque ce 23 mars 2011 ; Rango le Clint Esatwood des temps moderne (comme nous l’avons appelé) arrive dans vos cinémas ce mercredi.  Nous avons eu la chance de rencontrer Gore Verbinski, le réalisateur du film qui nous a confié qu’il « n’aurait jamais pu faire ce film sans Johnny Depp, d’ailleurs, avoir son soutien  me suffisait à vouloir faire le film. Son soutien était pour moi encore plus important que celui des studios »

Une chose est sure,  les créatures vertes connaissent un franc succès au cinéma. Après le Grinch, Shrek et Hulk, Rango sera-t-il la nouvelle créature verte à succès du cinéma ? Il semble déjà bien parti. Lors de sa sortie aux USA , il a rapporté $38,079,323 (USA ) ce qui le place pas très loin du Grinch lors de sa semaine de sortie. Tous les espoirs sont donc permis et comme l’a dit Gore Verbinski lors de la conférence de presse : «  Ce n’est pas facile d’être vert ».

Article : Aurélie

Photo : Nathalie

Publicités
janvier 10, 2011

Le meilleur de notre année 2010 par Marine Andrieux.

Reconstitution de l'atelier de Piet Mondrian

Meilleure exposition : Mondrian/De Stilj

Isabelle pose devant sa boutique avec son magnifique sac.

Meilleure interview : Isabelle Bois de Ragazze Ornamentali.

Meilleures histoire : Un collier de poussin

Meilleure photo : Charlotte Gainsbourg en concert.

 

Sélection par Marine Andrieux

Photos : centre Pompidou, Marine Andrieux

janvier 4, 2011

Rencontre avec Shirley Souagnon, comique de talent

Shirley Souagnon  nous a accueillis au Théâtre de 10 heures, où elle joue son « Sketch up », un spectacle qui rencontre tellement de succès qu’elle joue même les prolongations. Cool, Shirley, nous « tape  la bise » et choisi le tutoiement. Nous nous installons sur la scène, où elle se produira dans quelques heures pendant que Cindy et Marine s’installent pour pouvoir la photographier après l’interview.

Laruedubac : Dans ta présentation tu dis que tu t’appelles bien Shirley Souagnon, que tu as été première de ta classe en CM2, que tu fais presque 1mètre60. Qu’elles autres informations juges-tu importantes de donner aux lecteurs de Laruedubac ?

Shirley Souagnon : Il faut venir à mon spectacle. Je reprends du 13 janvier au 2 avril 2010, toujours au Théâtre de 10heures, à 20h15- meilleur horaire car, jusqu’au 1er Janvier, je me produis à 19h. Du jeudi au samedi. C’est très important qu’ils viennent car je dis tout dans le spectacle.

 

Laruedubac : Tu as fait la première partie de Franck Dubosc, t’a-t-il appris quelque chose ?

Shirley Souagnon : Être à l’heure.

Laruedubac : Ah ! Être à l’heure ! Tu dis cela pour nous. (Nous étions arrivées avec 5 minutes de retard à cause de la neige qui commençait à tomber sur Paris-ndlr)

Shirley Souagnon : Ah vous êtes arrivées en retard ! Je n’avais même pas vu. Je suis toujours en retard en fait.

Franck Dubosc m’a appris la rigueur, sans le vouloir juste parce ce que je le regardais bosser. C’est un mec qui bosse énormément. Il fait son spectacle des centaines et des centaines de fois. Même avant l’Olympia il répétait encore.

Laruedubac : Mais lui, il fait toujours pareil. Sur ton site, tu dis qu’à chaque fois c’est différent.

Shirley Souagnon : C’est différent selon le public. Des fois, c’est mort et des fois c’est bien.  Mais effectivement, lui est plus rigoureux et plus attaché au texte que moi. J’essaye de mettre une part d’impro dès que c’est possible. En fait, les gens retiennent en général l’impro. Tout ce que tu as écrit depuis des années, ils s’en fichent. Pour eux le plus drôle c’est ce qui arrive là, tout de suite.

Laruedubac : As-tu des influences particulières ?

Shirley Souagnon : J’en ai plein. Dans l’humour, le sport et la musique. Dans l’humour, je suis une fan de Jamel, de son travail et du mec qu’il est, puisque je le connais. J’adore aussi Florence Foresti pour ce qu’elle a pu faire de l’humour  féminin en France. Et sinon, je suis une grande fan de Stand Up américain. Genre Chris Rock, Eddie Izzard (mais lui c’est un anglais).

Laruedubac : Pourquoi avoir choisi le Stand up ?

 

Shirley Souagnon : J’adore le Stand Up, mais je ne fais pas à proprement dit du stand up. Je fais du Stand Up dans le sens ou j’ai un micro en main. Mais, j’appelle ça du « Sketch Up ». J’en ai un peu marre d’entendre « Stand Up », « Sketch », «One woman show». On s’en fiche de ça. Le plus important c’est de faire rire. Je fais de l’humour. Le problème du mot Stand Up, aujourd’hui en France, puisque nous sommes un pays qui aime bien caricaturer, c’est que ça rapporte au communautarisme. Sachant que je suis noire, on va penser que je suis une fille de banlieue, qui va parler de truc de banlieue et ce n’est pas du tout ça.

Laruedubac : Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire ce métier ?

Shirley Souagnon :   Je suis issu d’une famille d’artiste. A 8 ans, j’ai commencé à faire des films, des publicités, j’ai adoré être devant une caméra. J’ai fait du basket pendant 10 ans, j’étais devant un public, surtout quand tu fais du show à l’américaine.

Laruedubac : D’où le fait que tout à l’heure tu m’as parlé de sport, dans tes influences.

Shirley Souagnon : Oui, c’est une philosophie de vie que mon père m’a inculqué. Nous courrions dès que nous avions un souci, dès que j’avais fait une connerie en cours. Nous allions courir. Ça aide à évacuer. C’est très important le sport. Du coup, s’était quoi la question ? (Rires)

Laruedubac (rires) : C’était…. Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire ce métier ?

Shirley Souagnon : Je ne sais pas, ma mère. Parce ce que c’est une sacrée comédienne. Elle ne le sait pas encore, mais c’est une vraie comédienne. Je crois que la vie m’a poussée à faire ça. C’est un réel besoin, un truc qui t’enflamme.  C’est si fort que tu te dis : faut vraiment que je le fasse, sinon je vais mourir.

Laruedubac : Quelle serait pour toi la plus grande consécration en tant que comique ?

Shirley Souagnon : J’aimerai pouvoir faire ça toute ma vie, mais je  ne le saurai que quand je vais mourir.

Laruedubac : Et bien écoute, je te le souhaite.

Shirley Souagnon : Tu as vu, je suis super drôle. Je  ne suis pas du tout déprimée.

Laruedubac : (rires) Oui, je vois. Tu aimerais rester sur scène et faire des sketchs up uniquement ou aimerais-tu aussi faire du cinéma, des comédies… ?

Shirley Souagnon : Il faut que tu répètes car ta photographe me flashe et je te vois en double.

Laruedubac : ça ne doit pas être très agréable, de me voir en double !

Shirley Souagnon : C’est surtout très bizarre. J’ai du mal à me concentrer du coup.

Laruedubac : Tu n’as pas envie de faire de la comédie, du cinéma ?

Shirley Souagnon : Pour moi, ça ne serait pas une consécration mais un prolongement. La réelle consécration serait de pouvoir faire ça toute ma vie et d’être toujours aussi heureuse de le faire. Et que les gens soient toujours là. Que les gens disent que je suis cool et drôle et qu’ils aient envie de venir me voir.

Laruedubac : Comment vis-tu cette nouvelle célébrité ? Les gens qui te reconnaissent dans le métro, dans la rue  et à qui tu donnes des flyers pour qu’ils viennent voir ton spectacle…

Shirley Souagnon :   (presque inquiète) Comment tu sais ça ?

Laruedubac : Parce que tu l’as fait notamment avec elle (montrant, Cindy qui assiste Marine)

Shirley Souagnon : Ah oui, c’était toi !

Cindy : Et oui.

Shirley Souagnon : Et oui, elle m’a dit qu’elle m’avait vu à la télé et qu’elle m’adorait. Qu’elle me trouvait drôle. Je me suis tout de suite dit : « Mais cette fille est folle ». Mais bon, ce n’est pas la seule à me reconnaître. Alors c’est cool. Mais je ne sais pas si le mot célébrité est un mot qui correspond. Tu trouves qu’il correspond toi ?

Laruedubac : Je ne sais pas. Cette reconnaissance du public. Tu préfères ?

Shirley Souagnon : C’est la chance de la télé quoi. C’est tout de même hyper cool, car les gens me disent qu’ils m’apprécient.  C’est agréable d’avoir des retours, surtout positifs.

Laruedubac : Qu’est-ce que t’évoque la rue du Bac ?

Shirley Souagnon : La rue du bac, ça me fait penser à un site internet  ou on vend des trucs genre Ebay.

Laruedubac: Ketchup ou mayo?

Shirley Souagnon: Plutôt Harissa

Propos recueillis par : Aurélie

Photos : Marine

Pour découvrir Shirley Souagnon, rendez-vous au théâtre de 10 heures et si vous êtes trop impatients : http://www.shirleysouagnon.com

 

 

 

janvier 1, 2011

L’année 2010 de Laruedubac par Cindy

Juan Carlos Ferrero

Meilleure interview : Juan-Carlos Ferrero en attendant la publication de celle de Shirley Souagnon.

Meilleure histoire : L’ours et l’horoscope

Meilleure photo : Les anges à Versailles.

Meilleure exposition : Fresh Hell au Palais de Tokyo.

Sélection de Cindy

Jessica Diamond, Is That All There Is ? 1984-2010. Peinture acrylique sur mur, dimensions variables. Collection de l'artiste.

Photo : Cindy/Aurélie

décembre 30, 2010

L’année 2010 de Laruedubac par Aurélie

Juan Carlos Ferrero

 

Meilleure interview : Lilian Thuram (parce que j’ai découvert une personne avec qui il était très agréable de parler) et Juan-Carlos Ferrero (parce que je l’apprécie beaucoup)

Meilleure histoire : L’ours et la poule.

Meilleure photo : Les poissons au musée océanographique de Monaco.

Meilleure exposition : Baba Bling au musée du quai Branly.

Sélection d’Aurélie

Photos : Nathalie/ Aurélie / © Musée du quai Branly

décembre 29, 2010

L’année 2010 de Laruedubac par Véro NioursAmour

Déjà petit, j'étais adorable...

Déjà petit, j'étais adorable...

Interview favorite : Elvis, la mascotte de Laruedubac par Caroline.

Meilleure Histoire : La panthère veut un lit.

Meilleure photo : Rose de jardins de Giverny.

Meilleure expo : Lapita, dans le blanc des yeux au musée du quai Branly.

Sélection de Véro

Photos : Cindy sauf affiche Lapita (© musée du quai Branly)


décembre 9, 2010

Entretien avec Joël Bouzou, Président et fondateur de Peace and Sport

Joël Bouzou est né en octobre 1955, il  a été champion du monde de pentathlon en 1987, il est le fondateur et le  Président de « Peace and Sport »  dont la 4ème édition à eu lieu en début de mois à Monaco. Il a accepté de se confier à Laruedubac.com et nous en dire un peu plus sur Peace and Sport.

 

Joël Bouzou, Président et Fondateur de Peace and Sport.

 

Laruedubac : Êtes- vous satisfait de cette 4ème édition de Peace and Sport ?

Joël Bouzou : Oui, très satisfait. Le principal objectif du Forum International Peace and Sport, qui est d’être un lieu d’échanges, de rencontres, parfois de confrontations sans langue de bois, a parfaitement été rempli. Depuis sa création en 2007, cette manifestation n’a cessé de grandir et de rassembler un nombre croissant de grands décideurs politiques, économiques et sportifs. L’édition 2010 n’a pas dérogé à cette règle puisque nous avons accueilli à Monaco plus de 500 leaders, venus de 90 pays. Ce succès croissant montre que le sport jouit aujourd’hui d’une reconnaissance institutionnelle sans précédent. Il est de plus en plus considéré comme un outil légitime, utile et maniable pour contribuer efficacement aux processus de maintien, de construction et de promotion de la paix à travers le monde. Peace and Sport ne vaut que par la plateforme qu’elle anime, et qui réunit des gouvernements, des institutions sportives, des ONG locales ou régionales, des partenaires privés, des média, des champions. Je suis convaincu que seuls, isolés, nous ne pouvons rien. Mais, ensemble, grâce à un networking efficace, nous pouvons montrer que le sport a une influence positive sur la marche du monde et l’illustrer par de nombreuses actions concrètes sur tous les continents.

Plus la plateforme grandit, plus notre cause progresse. Le Forum 2010 marque certainement une accélération à ce niveau.

 

 

Joël Bouzou et S.A.S le prince Albert II de Monaco et le Docteur Li Yeuk Wang (Président de la Chinese Word Peace Foudation) à l'ouverture du 4ème Forum Peace and Sport.

Laruedubac : Que faut-il absolument en retenir ?

Joël Bouzou : Tout d’abord, j’ai été frappé par la variété des échanges, la sincérité des engagements et la qualité des réflexions du Forum 2010. Nous avons eu la chance de réunir des représentants venus des points les plus chauds de la planète : l’Irak, l’Afghanistan, la Corée, Haïti, les Grands Lacs d’Afrique, entre autres… Tous ces intervenants ont témoigné avec passion et maturité de ce que le sport peut apporter dans leurs pays pour apaiser les tensions latentes ou exprimées et contribuer à la stabilité sociale. Il y a eu également énormément de propositions pragmatiques et très intéressantes pour renforcer les modalités de collaboration entre acteurs et accroître l’implication des acteurs du sport professionnel, deux conditions sine qua non pour mettre en place une action durable et profonde…

Et puis ce Forum a également permis de fortifier le mouvement Peace and Sport, en agrégeant de nouveaux acteurs très importants, comme l’UNESCO, 14 nouvelles Fédérations Internationales de Sports olympiques et non-olympiques, le Comité Paralympique International, SportAccord (l’institution représentant l’ensemble des Fédérations Internationales). De l’union de nos forces, naîtront de nouveaux projets.

Nous avons aussi lancé une initiative inédite : un diplôme de Master dédié à la Paix Durable par le Sport, avec l’Université Internationale de Monaco  et l’Université de la Paix du Costa-Rica, mandatée par l’Organisation des Nations unies. Ce programme multidisciplinaire permettra de former des «Ingénieurs de la Paix par le Sport» qualifiés qui sauront optimiser le potentiel du sport comme outil stratégique de construction et de promotion de la paix durable à travers le monde.

Enfin, nous avons accéléré notre expansion internationale en ouvrant pour la première fois des filiales aux États-Unis et en Chine. Ces deux nouvelles entités fonctionneront comme des bases stratégiques et opérationnelles régionales, qui nous permettront de rayonner sur l’ensemble du continent américain et sur toute l’Asie.

 

Les champions de la paix , dont Christian Karembeu entourant S.A.S le Prince Albert II de Monaco et Joël Bouzou.

Laruedubac : En dehors du Forum à Monaco, comment agit Peace and Sport tout au long de l’année ?

Joël Bouzou : Nous mettons en place des Projets sur Zone, c’est-à-dire des programmes de construction de la paix par le sport ou des événements de promotion de la paix, dans les régions qui souffrent des séquelles des conflits armés, d’extrême pauvreté ou d’un manque de cohésion sociale.

Pour cela, nous accompagnons des porteurs de projets locaux (gouvernements, ONG, associations, fédérations sportives nationales) dans la conception et la mise en œuvre de leurs programmes de terrain à destination de la jeunesse vulnérable, en utilisant le sport et ses valeurs pour traiter les problèmes sociaux au sein des communautés.

Nous assistons les acteurs locaux dans la définition de leurs besoins ; nous identifions les pratiques sportives les plus adaptées aux spécificités du terrain et soutenons leur mise en œuvre avec l’aide des Fédérations Internationales partenaires. Nous renforçons les compétences du mouvement sportif et/ou du tissu associatif local ; nous développons et consolidons des partenariats locaux, etc. Tout cela dans un souci constant de pérennité et de transfert de compétences.

 

Monsieur Joël Bouzou et S.A.S le Prince Albert II de Monaco lors de la cérémonie d'ouverture du 4 ème forum Peace And Sport à Monaco, le mercredi 1er décembre 2010.

 

Aujourd’hui, nous intervenons en Côte d’Ivoire, dans les Grands Lacs d’Afrique, en Israël-Palestine, au Timor-Leste, en Colombie et en Haïti. Ces programmes sont élaborés comme des projets-pilotes, qui permettent d’identifier les meilleures pratiques susceptibles d’être ensuite généralisées.

 

Ainsi, récemment, nous avons soutenu l’organisation des tout premiers «Jeux de l’Amitié» entre le Burundi et la République Démocratique du Congo, une journée de rencontres sportives transfrontalières destinées à promouvoir la paix et à rapprocher les jeunes des deux pays autour des valeurs d’amitié et de fraternité du sport. J’y ai assisté ce fût une journée absolument inoubliable, riche en enseignements et en émotions !

 

Par ailleurs, nous animons un club d’une cinquantaine d’athlètes de très haut-niveau, qui agissent sur le terrain pour que les valeurs du sport contribuent au dialogue, au rapprochement et à la réconciliation. Nous les appelons les «Champions de la Paix». Il y a parmi eux de véritables légendes du sport comme Sergey Bubka, Yelena Isinbayeva, Paula Radcliffe, Cathy Freeman, Christian Karembeu, Sébastien Chabal, Jonah Lomu, Sébastien Loeb, Marie-José Pérec, etc.

Ils vont à la rencontre des décideurs pour les mobiliser, des jeunes pour les inciter à faire du sport, des investisseurs potentiels pour les convaincre d’agir…. Ils sont absolument essentiels pour notre mission.

 

 

Peace and Sport récompense chaque année des acteurs de la paix par le sport et n'oublie pas les sportifs en fauteuil. Bravo Peace and Sport !

Laruedubac : Avez-vous déjà établi des projets pour l’édition 2011 ?

Joël Bouzou : Nous venons tout juste de terminer l’édition 2010 et avons beaucoup de travail en perspective pour mettre en œuvre les recommandations qui ont été émises à cette occasion.Mais je peux d’ores et déjà vous dire dans quelle direction nous allons avancer. Nous nous sommes fixés trois grandes orientations stratégiques.

La première est de continuer à impliquer toujours davantage d’acteurs variés et complémentaires, au sein de notre plateforme pour fortifier notre capacité d’action et nos ressources. De nouveaux décideurs politiques et sportifs, bien sûr, mais aussi économiques, académiques et civils.

Notre deuxième engagement est de continuer à accroître notre présence internationale et à renforcer nos implantations mondiales.

Enfin, nous allons faire du club des Champions de la Paix l’épine dorsale de notre action et multiplier les actions pour impliquer davantage de décideurs, convaincre de nouveaux partenaires, engager des jeunes et des communautés dans nos programmes…

Le Forum 2011 devrait être l’occasion de montrer les progrès réalisés dans ces trois domaines.

 

Joël Bouzou, S.A.S le prince Albert II de Monaco et sa charmante fiancée Charlène Wittstock, l'ancienne championne de natation, à leur arrivée à la "Awards Cérémonie"de Peace and Sport.

 

Laruedubac : Que vous évoque Laruedubac ?

Joël Bouzou : Grâce à Internet, on peut avoir aujourd’hui une offre d’information différente, réellement alternative. C’est le cas de Laruedubac, dans lequel je retrouve un regard citoyen sur l’actualité, notamment culturelle, mais aussi une vraie volonté de contribuer au débat public, de faire progresser de grandes causes, de changer les mentalités sur des sujets de société cruciaux comme l’intégration, l’acceptation des différences, l’environnement… C’est un site engagé, concerné, qui place l’intérêt général au cœur de ses préoccupations, mais sans être ni prosélyte ni militant…. On sent du respect dans tous les articles. Ce sont des valeurs dont je me sens proche, en tant que Président d’une organisation internationale neutre comme Peace and Sport et comme ancien athlète de haut-niveau.

Propos recueillis par Aurélie

Photos : Maud Bernos pour Peace and Sport

décembre 7, 2010

Rencontre avec John du groupe Elephanz

D’origine nantaise, le groupe Elephanz était mardi soir de passage à Paris. Entretien avec Jonathan, leader du groupe.

Couverture du première album du groupe

Laruedubac : Elephanz, que cache votre nom ?

John : Avant de monter sur scène, Max (Maxime, son frère, chanteur et clavier NDLR) et moi avions tous les deux d’autres choses dans nos vies, moi j’avais un projet où je chantais en français, Maxime était ingénieur. Au début, on a voulu trouver un nom de page Myspace derrière lequel on pourrait se planquer ; on a choisi un nom commun, au début c’était Elephant, un peu en hommage au film Elephant qu’on avait vu quelques jours avant. Et à l’origine, on n’avait pas vraiment l’intention de se montrer, ni l’intention de monter sur scène. Donc voilà ; un nom commun, très facile à retenir, et qui ne veut pas forcément dire grand-chose. On a rajouté un Z au bout de six mois, parce qu’on s’est rendu compte que si on voulait faire quelque chose de ce groupe ; le trouver dans les recherches Google, ne pas le confondre avec des centaines de groupes américains qui s’appelaient déjà comme ça, c’était important d’avoir notre nom, d’avoir Elephanz.

Laruedubac : Tu peux me rappeler comment s’est formé le groupe ?

John : On a écrit au début Maxime et moi juste entre frangins, et au moment de vouloir monter sur scène, donc six mois après la création du groupe, on a cherché dans nos amis, lesquels nous conviendraient le mieux, on a un peu tâtonné ; on avait un batteur au début, aujourd’hui on en a un autre qui a un esprit beaucoup plus rock (Clément Elephanz NDLR), et le bassiste, on l’a trouvé il y a très longtemps, qui est un type formidable qui sait tout faire, de la trompette, du clavier… (Thibaud NDLR) Et qui sont aujourd’hui des amis avec lesquels on sort quasiment tous les soirs à Nantes.

Laruedubac : J’ai lu que le magazine les Inrockuptibles avait qualifié votre musique de pont entre les Kinks et Beck. Tu en penses quoi ?

John : Oui c’est vrai… Je trouve ça très flatteur, même si on n’est pas à la hauteur de tout ça, mais je comprends ce qu’ils veulent dire, dans le sens où l’on va construire nos chansons et nos mélodies dans des trucs hyper pop, à la manière des Kinks et des Beatles, des groupes de ces années là, avec des constructions de chansons extrêmement simple ; couplet refrain couplet refrain, pont, refrain… on essaye de faire une synthèse de toutes les influences qu’on a pu avoir, et qui ne sont pas seulement de la musique anglaise. Beck c’est un groupe qui a beaucoup compté pour Max et moi, mais ça peut aller de Super Tramp à Britney Spears, en passant par Dr. Dre, Justin Timberlake, on a vraiment écouté beaucoup de choses, des trucs mainstream comme des trucs underground, et on a essayé de synthétiser tout ça dans une musique qu’on espère aux arrangements les plus modernes possibles. C’est derrière ça que la comparaison avec Beck est peut être ressemblante.

Laruedubac : Vous venez de signer chez Warner Music en éditions, c’est le début de quelque chose de nouveau ?

On est super contents, oui ce sont des gens très respectueux des artistes,  et on est vraiment ravis d’avoir réussi à les séduire.
Cela fait envrion deux ans qu’on a travaillé pas mal de choses, le live, le set, puis on a trouvé un tourneur, et là on signe chez un éditeur, an fur et à mesure des choses se mettent en place.

Laruedubac : Vous avez tourné un morceau en acoustique dans les rues de Nantes, tu peux m’en parler ?

John : Oui en fait c’est pour un site qui s’appelle la Blogothèque, qui tourne depuis quelques années déjà, ils ont une banque d’archive vidéo assez dingue de groupes connus, de groupes moins connus, tout ça à l’international qui font leurs chansons dans la rue, dans des endroits insolites avec les moyens du bord ; souvent des guitares sèches, des percussions trouvées sur le moment. Ils ont voulu nous filmer dans un passage très chouette à Nantes qui s’appelle le passage Pommeraye, et on a joué « Do you like my song ? », avec une guitare sèche, un piano qui fait trente centimètres, un tom-bass et une basse acoustique, et le résultat, contre toute attente parce que c’est un morceau qu’on a l’habitude de faire très dance sur scène, est assez charmant, et la vidéo a bien marché.

Laruedubac : Tu vois dans l’internet un moyen incontournable pour se faire connaître ?

John : C’est vrai qu’aujourd’hui c’est, je crois, le meilleur moyen pour se faire connaître, d’ailleurs le groupe a été créé uniquement pour internet au départ, pendant six mois on n’a pas fait un seul concert, c’était juste une page Myspace, et même si Facebook a un peu remplacé Myspace, il a été le moteur pour beaucoup de groupes, parce que c’était un moyen super simple de faire écouter sa musique à des potes, en deux ou trois images de constituer un univers graphique. En une page on avait synthétisé tout un univers en fait. Et aujourd’hui c’est aussi les réseaux sociaux, les mailing lists, les blogs…

Laruedubac : la scène nantaise s’enrichit pas mal ces dernières années, tu peux nous en parler ?
John : jen’aurais pas la prétention de connaître toute la scène nantaise, mais c’est vrai qu’il y a une vraie scène à Nantes, il y a quelques semaines on s’est fait remixer par Beat Torrent et aussi par Minitel Rose qui sont des nantais aussi. Il y a aussi d’autres groupes comme French cowboy, ou encore les Smooth, avec qui on a travaillé sur notre premier EP.

Laruedubac : Tu m’as parlé de quelques dates, vous tournez où prochainement ?

John : Vendredi on est aux présélections pour le printemps de Bourges, ça va se passer au Mans. On aussi une date à l’Olympic, à Nantes, dans le cadre de la tournée des Transmusicales, après on joue dans une autre salle qui s’appelle le Jam, à côte de Nantes, à la Chapelle sur Erdre,  et ensuite on est en pause, on sera en vacances. Et on continue sur l’année prochaine, avec notamment une date au Baron à Paris le 8 février et plein d’autres !

Laruedubac : Une dernière question, qu’écoutes-tu dans ton ipod en ce moment?

John : En ce moment j’écoute un rappeur américain qui s’appelle Jay Dilo, je me suis remis à écouter l’album de Justin Timberlake What Goes Around, après j’écoute des copains ; j’ai écouté à fond l’album d’Archimède parce que je les connais , et je voulais avoir un avis bien éclairé sur leur album, j’écoutais Tame Impala, que j’ai été voir en concert au LU… (Le lieu unique à Nantes, NDLR).

Propos recueillis par : Ambroise Laffineur.

novembre 30, 2010

Présentation à Paris de Mégamind, le nouveau film en 3D des studios Dreamworks.

Tom McGrath , Will Ferrel , Géraldine Nakache, Kad Merad et Jeffrey Katzenberg.

C’est au George V à Paris, que l’équipe de Megamind composée de Tom McGrath ( réalisateur), Will Ferrell (voix originale de Megamind), Kad Merad (voix française de Megamind), Géraldine Nakache ( voix française de Roxanne Ritchi) et Jeffey Katzenberg (Président de DreamWorks) a accueilli la presse.

Tom McGrath et Will Ferrel.

L’occasion pour nous de poser toutes les questions  et d’en découvrir un peu plus sur ce film qui sortira en salle , en France, le 15 décembre et qui se classe troisième au box office américain  (avec  $12.6 M derrière Harry Potter- $ 49.1 M- et Raiponce $ 48.8 M).

Will Ferrel et Géraldine Nakache.

Pendant la conférence de presse, Will Ferrel a déclaré que Megamind est le premier film qu’il fait que ses enfants sont en âge de voir et qu’ils se sont amusés pendant la première du film ; à la fin du film, sont fils de 6 ans lui a dit : « fine ». Will Ferrel  a aussi déclaré : « C’est amusant de jouer un méchant surtout que celui-ci est très rigolo ».

Géraldine Nakache.

Nous retiendrons aussi que Géraldine Nakache était très heureuse de passer derrière Tina Fey « Quand on m’ a dit qu’il s’agissait de Tina Fey en version originale, j’ai pleuré ».

Will Ferrel , Géraldine Nakache, Kad Merad et Jeffrey Katzenberg.

Enfin Jeffrey Katzenberg a trouvé le projet intéressant car :  « Je pense que c’est la première fois qu’un méchant devient le gentil » ou encore de dire « Je pense qu’il est très important d’avoir un méchant fantastique car son rôle est essentiel pour faire un bon film ».

Laruedubac s’est plus intéressée à la musique du film.

Tom McGrath et Will Ferrel.

Laruedubac : Dans ce film, il y a beaucoup de clichés sur l’Amérique : des grattes ciel, mais aussi tous les super héros y passent : Superman ou encore Spiderman et quand enfin arrive Metroman, tout de blanc vêtu avec sa banane, nous (spectateurs) sommes obligés de penser à Elvis Presley et justement, il arrive sur une musique d’Elvis Presley. Considérez-vous Elvis comme un super héros à l’américaine ?

Tom McGrath : Je voulais que mes héros utilisent des chansons qui appartiennent à l’histoire du Rock’N’Roll, car je me suis dit que s’ils existaient, ils seraient des rocks stars. Je voulais que Metroman ait ce côté Elvis car tout le monde l’aimait et Megamind  AC/DC, car avant, ce groupe était détesté, les parents ne voulaient pas que leurs enfants écoutent AC/DC. J’ai pensé qu’il imposerait la peur de cette façon là.
Tom McGrath a avoué qu’il était très content des progrès réalisés en 8 ans par les studios au niveau de l’animation. Il a expliqué que dans « Madagascar », ils avaient dû faire une maquette de New-York, mais que pour Megamind ils n’ont pas du tout travaillé comme ça.

Jeffrey Katzenberg.

Laruedubac : Pourquoi, les studios Dreamworks, n’utilisent- ils jamais des musiques originales ?

Jeffrey Katzenberg (qui a la politesse de me regarder droit dans les yeux pendant qu’il me répond) : Le défit majeur pour moi est de créer un musical d’animation qui se démarque des autres. Il y a les traditionnels imposés par Disney, il y a aussi ceux de Broadway. Nous, nous voulons faire quelque chose de différent : ni traditionnel, ni Broadway. En ce moment, je vis une expérience assez extraordinaire. Nous avons réuni un groupe qui a travaillé sur quelque chose de plus Bollywood et nous essayons de marier la culture orientale et occidentale en musique, je suis plein d’espoir concernant ce projet. Nous essayons de nous démarquer.

Géraldine Nakache, Kad Mérad.

La conférence s’est finie sur une question  pertinente directement adressée à Jeffrey Katzenberg : pense-t-il que Megamind connaitra le succès de Shrek ? « La décision appartient au public. Aux États-Unis où le film est déjà en salle, il cartonne, mais la réponse viendra dans quelques mois quand le film sera sorti mondialement. Je peux vous dire que Tom a eu une excellente idée quant à l’avenir de Megamind que vous connaîtrez s’il a un futur. »

Megamind

Il était très difficile de ne pas ressentir l’amertume que nourrit Jeffrey Katzenberg pour Pixar et Disney. Il a tout de même déclaré : « Shrek 2  a été pendant 6 ans le meilleur film d’animation. Il a été battu par Toy Story 3, mais je doute qu’ils gardent leur couronne pendant 6 ans ! » Difficile de croire, après ça, que Jeffrey Katzenberg pense vraiment qu’il n’y a pas de compétition entre Disney-Pixar et Dreamworks.

Article : Aurélie

Photos : Jean de Noncin.

Retrouvez notre critique du film très prochainement.

octobre 27, 2010

Juliette Chêne et Jean-Charles Chagabanian investissent la Comédie Saint-Michel.

Après avoir incarné Juliette Frémont et Franck dans la série télévisée «Plus belle la vie» les amateurs de Théâtre pourront retrouver Juliette Chêne et Jean-Charles Chagabagnian dans «C’est pas gagné», une pièce écrite et mise en scène par le journaliste Patrick Chêne qui se joue actuellement au théâtre de la comédie St Michel à Paris jusqu’au 2 Janvier 2011.

Stéphanie (Juliette Chêne) et Antoine (Jean-Charles Chagabagnan), un couple séparé depuis six mois se retrouvent dans l’appartement  qu’elle n’a jamais quitté . Il doivent faire comme s’ils étaient toujours en couple le temps d’un dîner auquel participent les parents d’Antoine, de passage à Paris, et le patron de Stéphanie. Pour des raisons différentes, ils ont besoin de faire croire qu’ils sont toujours en couple… Marie, la sœur de Stéphanie (Nassima Benchicou) s’incruste.

Au cours du premier acte, Antoine et Stéphanie mettent le couvert, le dîner a lieu pendant l’entracte au deuxième acte, ils débarrassent. Plus tard, on s’aperçoit que les manipulateurs ne sont pas ceux qu’on croit.

Entre deux représentations Juliette Chêne et Jean Charles Chagabanian ont accepté de nous rencontrer.

Laruedubac : C’est une pièce écrite par votre père,  vous attendiez-vous à avoir un rôle ?

Juliette Chêne : Papa m’a fait lire les premières versions de cette pièce, j’ai été touchée par l’histoire de Stéphanie. J’ai ensuite fait lire le scénario à Jean-Charles. Cela nous a plus et donné envie d’incarner les personnages principaux.

Laruedubac : Comment avez-vous réagi à la lecture du scénario ? Qu’est-ce qui vous a plu et vous a poussez à penser que les rôles proposés étaient taillés pour vous ?

Juliette Chêne  : La pièce est très bien écrite. On est touché par l’histoire des personnages. Ils sont complexes, surtout Stéphanie, mais  jamais caricaturaux !

Jean-Charles Chagabanian : C’est une tranche de vie où chacun peut se retrouver. C’est chouette de pouvoir jouer dans une pièce sur le couple qui ne soit pas du «déjà vu» …

Laruedubac : Vous imaginiez-vous incarnant le personnage de Stéphanie ?

Juliette Chêne : C’est dans le travail qu’on s’approprie complètement un personnage. Oui, j’avais très envie d’incarner Stéphanie.

Laruedubac : Est-ce que votre père était présent aux répétitions ? Était-ce difficile de travailler sous son regard ?

Juliette Chêne : C’est lui qui a écrit la pièce et assuré la mise en scène  il a donc été présent à toutes les répétitions.

Il y avait forcément une atmosphère un peu familiale, mais c’était des temps de travail, de recherche… Nous étions exigeants et bienveillants et tout s’est vraiment bien passé !

Laruedubac : Trois ans après avoir quitté la série à succès «Plus belle la vie», quel effet cela vous fait de retrouver le contact avec le public ?

Juliette Chêne : Le rapport avec le public est différent. Les téléspectateurs qui vous parlent dans la rue vous associent d’avantage au personnage dans lequel ils vous voient quasiment tous les soirs à la télévision. La démarche de venir au théâtre, de venir nous découvrir sur scène, dans de nouvelles situations crée un autre rapport avec le public. Puis, en tournage, on ne peut pas entendre les réactions en direct des spectateurs.

Laruedubac : Après un beau succès au festival d’Avignon l’an dernier, avez-vous eu peur d’affronter la capitale avec cette pièce ? Qu’y a-t-il de différent entre Avignon et Paris ?

Jean-Charles Chagabanian : Le festival d’Avignon dure 3 semaines, il y a 1000 spectacles dans la ville. Il y a une effervescence sur un temps donné. A Paris, nous ne jouons que 3 fois par semaine, et le plus dur est de faire vivre le spectacle dans la durée.  Et comme disait Louis Jouvet : « Réussir, c’est durer ».

Laruedubac : Vous retrouvez-vous dans l’histoire de ce couple que vous jouez sur scène ?

Juliette Chêne : La force de la pièce, c’est que nous  pouvons tous nous y retrouver ! Tous les couples ont pu vivre des situations analogues ! Cela reste une comédie, ce n’est pas «donneur de leçons»… Nous n’avons pas LA recette qui fait durer un couple ! Je ne me retrouve pas toujours dans Stéphanie et je n’ai pas l’impression de m’adresser à Jean – Charles mais à Antoine quand je suis sur scène ; et heureusement !

«C’est pas gagné», à la Comédie St Michel  jusqu’au 2 Janvier 2011. Vendredi, samedi 21H15 et le dimanche à 16H30.

95 boulevard St Michel

75007 Paris

Réservation : 01 55 42 92 97 (comédie St Michel ou dans toute billetterie)

(Accès : RER B Luxembourg sortie vers le 99 boulevard St Michel, au pied du théâtre)

Si vous n’avez pas la chance d’habiter Paris, «C’est pas gagné» vous donne rendez-vous :

Le 18 Février à Ludres,

Le 19 fevrier 2011 à L’ESPACE CULTUREL de Rombas à 20H30 (PLACE DE L’HÔTEL DE VILLE).

Propos
recueillis par Caroline

Photos : Guy Delahaye.