Deux américains à Paris

 

Pour la création de la Belle et la Bête, Glenn Casale le metteur en scène et Alan Menken on fait le déplacement à Paris. Nous les avons rencontrés.

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Laruedubac : Glenn, que pensez-vous des artistes français ?

Glenn Casale : Pour être franc, c’est avec les français que j’ai préféré travaillé. Je trouve qu’ils ont beaucoup progressé depuis le début des répétitions. Prenons l’exemple de Manon Taris, j’ai beaucoup parlé avec elle, j’ai voulu la connaître pour l’aider à grandir. Je lui ai dit que Belle doit être moderne et forte. Belle ne devait pas être faible. En apprenant à la connaître, j’ai pu taper là où ça faisait mal pour qu’elle devienne la Belle moderne et forte qu’elle est aujourd’hui.

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Laruedubac : Avez-vous un personnage préféré ?

Glenn Casale : Je les aime tous mais, Big Ben (David Eguren) et Lumière (Dan Menasche) sont vraiment extraordinaires dans leur rôle.

Laruedubac : Avez-vous profité d’être à Paris pour visiter des endroits ?

Glenn Casale : J’ai été rue du bac pour visiter l’église dont tu m’avais parlé, je l’ai trouvé magnifique ;  j’ai aussi beaucoup aimé l’esprit de la rue elle-même. J’ai visité l’église de  Saint Germain des Prés.  J’avais lu dans un guide tourristique qu’il fallait le faire. J’ai été à Versailles et à Fontainebleau.

Laruedubac : La dernière fois que je vous ai vu, vous alliez à la comédie française…avez-vous aimé ?

Glenn Casale : Oh oui ! J’ai adoré. S’était long, 3h de spectacle tout en français mais, j’ai vraiment passé un bon moment. C’est un endroit magnifique.

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Laruedubac : Quels sont vos projets ?

Glenn Casale : Rentrez à la maison, à Los Angeles. Depuis le mois de juillet, je n’y ai pas mis les pieds et ensuite, je vais travailler sur un nouveau spectacle qui s’appelle Solana.

Laruedubac : Un spectacle qu’on verra à Paris ou qui restera aux USA ?

Glenn Casale : L’avenir nous le dira mais, une chose est sure, j’espère revenir à Paris car, j’aime vraiment cette ville.

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Laruedubac : Comment allez-vous Alan ? Pas trop fatigué ? (Allan venait tout juste d’arriver à Paris ndlr)

Alan Menken : Je vais très bien. Non, je ne suis pas fatigué. Quand un voyage est si rapide (Alan repartait le lendemain ndlr) on n’a pas le temps d’être fatigué.

Laruedubac : En vous voyant sur la scène toute à l’heure, je me suis dit à moi-même que vous étiez le Tchaïkovski, Prokofiev ou qui vous voulez des temps moderne. Eux on fait Le Lac des Cygnes et autres et vous, La Belle et la Bête et autre. Vous avez déjà pensez à ça ?

Alan Menken : Oh non ! Quand je compose, je compose, sans penser au résultat. J’ai des chansons qui ont plus de succès que d’autres, c’est le cas de la Belle et la Bête. J’aime juste toutes mes chansons de la même façon. Tu sais, c’est comme des enfants, tu as des enfants qui font des grandes choses et d’autres qui ne veulent pas quitter la maison mais, tu les aimes pareil.

Laruedubac : Mais, vous ne pouvez pas nier que vos musique traversent les frontières et les siècles tout comme celle de Beethoven, Mozart…

Alan Menken : Les siècles maintenant ! Les décades c’est déjà bien. C’est une chose à laquelle je n’avais pas pensé.

Laruedubac : C’est un rêve pour un musicien, non ?

Alan Menken : Quand j’étais ado, j’avais un poster de Beethoven sur mon mur. Il est mon compositeur préféré. C’est la dernière Rock Star pour moi. Mais, je ne suis pas comme lui.

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Laruedubac : Comment est né votre histoire d’amour avec la musique ?

Alan Menken : Quand j’avais 7-8 ans. J’ai commencé à jouer du piano.

Laruedubac : C’est le seul instrument dont vous jouez ?

Alan Menken : Je joue aussi de la guitare mais, parce que dans les années 70 tout le monde jouait de la guitare. Je joue aussi de Keyboard, je compose avec car, on peut tout faire avec.

Laruedubac : Pour en revenir à « la Belle et la Bête », que pensez-vous de la version française ?

Alan Menken : Je vais tout découvrir ce soir, mais de ce que j’ai vu en coulisses, c’est vraiment merveilleux.

Laruedubac : Pourriez-vous nous dire quelque chose sur votre aventure avec « La Belle et la Bête » ?

Alan Menken : S’était difficile au début car, Disney savait très bien ce qu’ils voulaient. Il a fallu que j’adapte mon travail. Nous avions fait « Etre humain à nouveau » et j’étais très attaché à cette chanson mais, elle n’a pas pu être sur le dessin animé car, elle était beaucoup trop longue. Elle faisait 11 minutes. Si nous l’avions gardé, on aurait retrouvé Maurice décomposé dans la forêt. Quand nous avons créé le musical à Broadway, en 1994, j’ai tout fait pour la remettre dans le spectacle. Ensuite, Disney a sorti une version intégrale de « la Belle et la Bête » et, la chanson, tel qu’elle est sur scène a été intégrée.

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Laruedubac : Enfin, si vous deviez être un objet inanimé, ça serait lequel ?

Alan Menken : Oh ! Je devrais répondre un piano mais, non… je dirai une épée géante.

Propos recueillis par Aurélie

Photos : Marine Andrieux © Disney

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