Rencontre avec Taïg Khris un champion comme on les aime

Certains ont connu Taïg Khris pour son saut de la tour Eiffel, d’autre pour celui du Sacré Cœur, d’autres encore uniquement pour sa participation à Pékin Express. Une chose est sure, tout celles et ceux à qui le nom de Taïg Khris dit quelque chose savent que ce jeune homme est un battant. Il se dégage de lui une volonté incroyable. Il a contribué à faire connaître au grand public le roller et si certains pensent qu’il s’agit d’un sport pour jeunes ados fumeurs de shit aimant montré leur caleçon à la population, c’est qu’ils n’ont jamais osé s’approcher d’eux. Les personnes présentent sur le parvis de la gare Montparnasse à Paris, le samedi 8 octobre 2011, où Taïg Khris parrainait la première édition de « Montrons ce que nous avons dans le ventre » au profit de l’AFA,  auront pu constater que ses jeunes sont bels et bien des sportifs et qu’il y a quelque chose d’artistique et de beaux dans leur sport.

 

Laruedubac : Qu’est-ce qui t’a motivé à dire oui à ce projet ?

Taïg Khris : J’essaye de dire oui à un maximum d’association. C’est un peu mon coup cœur. Quand l’AFA est venue me voir, je les ai trouvés extrêmement passionné par ce qu’ils faisaient et ils sont vraiment motivés. Cela correspondait à mon emploi du temps du moment.  J’ai donc pu accepter. C’est important car, c’est une maladie qui touche beaucoup les jeunes. Elle ne touche que 200 milles personnes en France, mais essentiellement des jeunes. C’est une maladie qui est peu connue et qui a donc besoin de moyen, du coup, vu qu’ils avaient besoin d’un parrain, je trouve cela tout à fait normal.

Laruedubac : Est-ce que c’est pour toi une fierté de pouvoir sauter des monuments français et comment les choisis-tu ? 

Taïg Khris : C’est une énorme fierté et une chance. Je choisis ces monuments car, ils représentent un peu le pays, symboliquement mais tout de même connu. La vraie difficulté, ne réside pas dans le choix du monument mais,  dans l’obtention des autorisations.

Laruedubac : Aimerais-tu sauter d’un monument international ?

Taïg Khris : Bien sûr, mais ce que j’ai fait sont des monuments internationaux bien que sur notre territoire. Je travaille sur beaucoup de projet, au Brésil, en Chine, aux Etats-Unis. Ce que j’ignore c’est si cela sera accepté un jour. Il peut se passer, parfois, deux ou trois ans avant que je n’obtienne une autorisation.

Laruedubac : Qu’est-ce qui te pousse à repousser tes limites tout le temps ?

Taïg Khris : La passion du sport. Je fais du roller depuis trente ans, j’ai commencé à 5 ans quand j’étais gamin. En pro, j’en fais depuis 20 ans. Mais ça fait trente ans que j’en fait. Mon rêve ultime a toujours été de pouvoir vivre de ma passion, voyager et pousser les limites du sport. De plus, aujourd’hui, le roller m’a donné tellement et grâce à des évènements comme celui-ci, je peux véhiculer une image dynamique pour la jeunesse dans le monde. Je me retrouve à organiser des évènements qui s’apparentent à des concerts à la Madonna. C’est fabuleux.

Laruedubac : Il est vrai que tu as fait beaucoup pour ce sport aussi.

Taïg Khris : Effectivement, ce sport ne touche pas, normalement, une telle population et à force de travail et de passion, petit à petit, des portes s’ouvrent. Bien entendu, cela m’aide pour mes projets personnels mais, au-delà de ça, ça véhicule une image globale et dynamique du roller.

Laruedubac : Quand mon petit cousin était plus petit, il me parlait de toi. Il voulait faire comme toi, les mêmes figures…

Taïg Khris : C’est vrai ! (avec des grands yeux écarquillés et un immense sourire)

Laruedubac : Penses-tu que le sport t’a aidé à développer cette volonté qui te caractérise ?

Taîg Khris : Enormément. Le sport est une énorme école. C’est pour cela que tout le monde conseil aux enfants de faire du sport. Ça t’apprend à te battre, ça t’apprend la difficulté, ça t’apprend à remonter, à surpasser tes peurs, à acquérir de la confiance en toi. Dans le sport, on ne peut pas mentir, on ne peut pas réussir sans vraiment travailler et c’est extrêmement important car, aujourd’hui, avec tout ce que véhicule la télé, on a peu l’impression qu’on peut réussir ou devenir connu en ne faisant rien. Le sport, t’oblige à travailler des années et des années dans l’ombre pour quelques années de gloire. Les premières années, par exemple, quand je faisais du roller, j’étais sur une autoroute à Maison Alfort, je n’avais pas le moindre contrat, je n’avais pas de pub. J’étais seul avec deux –trois potes. On s’entrainait comme des dingues sur cette autoroute.

Propos recueillis par Aurélie

Photos : Cindy

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